Circuler en voiture à Istanbul

Pourquoi tant de voitures à Istanbul

Istanbul est une grande métropole économique et touristique. Elle se voit assaillie chaque année de nouveaux habitants venus de toutes les régions de Turquie et de l’étranger. Istanbul pousse toujours de plus en plus les murs. Ce qui pourrait être considéré comme une banlieue fait en fait partie intégrante de la ville. Les quartiers s’agrandissent, se modernisent et offrent un nouveau visage.

Les habitants de ses quartiers excentrés ont fait le choix de circuler en voiture, malgré de nombreux transports urbains. Que ce soit par confort ou par pragmatisme, le résultat devient catastrophique dans la vie quotidienne…

Les bouchons constants d’Istanbul

La voiture s’est démocratisée, les femmes comme les hommes conduisent à Istanbul. Il n’est pas rare qu’une famille possède deux voitures. Voire même plus s’il y a des enfants ! L’industrie automobile se porte bien mais le quotidien est beaucoup moins réjouissant. Les véhicules engorgent chaque jour de plus en plus les routes et les ponts formant un chaos total quotidien.

Louer une voiture à Istanbul pour les vacances semble un choix à double tranchant. Vous aurez le temps de méditer lorsque vous vous retrouverez coincé sur le pont pendant deux heures, ou bien lorsque vous tournerez en rond pour trouver en vain une place de parking. Le choix optimal semble d’opter pour les services d’un chauffeur qui s’occupera de garer le carrosse. Il faut impérativement savoir que les heures du pic de la circulation sont à LONGUEUR DE JOURNEE et ce TOUS LES JOURS, du petit bouchon à l’asphyxie.

Le pont du Bosphore voit passer beaucoup de trafic

En revanche, la voiture est un atout majeur lors de vos déplacements hors de la ville. Les grandes artères et les autoroutes sont très rarement embouteillées, le plaisir de conduire reprend le dessus.

Les règles en voiture à Istanbul

Si vous choisissez tout de même de tenter l’expérience d’être un automobiliste stambouliote le temps de votre séjour, sachez que chaque pays possède ses codes et ses lois. Même si le code de la route en Turquie est dans son intégralité identique à celui de la France, ici le suivi des règles se fait d’un esprit subversif.

C’est la loi du plus fort, la loi de la jungle, c’est à la voiture qui s’engagera le premier. Les timorés peuvent rester couchés ! La chasse à la place est ouverte.

A Istanbul, le calme absolu au volant est de rigueur. Personne ne crie ou ne râle, ce sont les symphonies des klaxons qui expriment la détresse ou l’impatience des automobilistes. `

Ne perdez pas pied si lorsque le feu tricolore passe au vert vous vous faites klaxonner intempestivement. Nous pouvons traduire cet acte plus comme une manie qu’une attaque. Soyez prudent de vérifier la couleur du feu avant de vous engager, nombreux sont les accidents ici qui résultent de mauvais réflexes.

On rencontre parfois des situations saugrenues en voiture à Istanbul

La Turquie n’est pas épargnée de la hausse du prix des carburants, l’essence a une part très importante des dépenses dans les foyers, il faut prévoir un budget en conséquence. Dans les stations-service, le client est roi. Un membre du personnel remplit votre réservoir, nettoie votre pare-brise, et va même parfois gonfler vos pneus sur demande. Le tout pour pas même un kopek !

Lors de la traversée des ponts à Istanbul il vous en coûtera la somme de 8,75 TL environ par passage. Les locaux possèdent une carte et un abonnement pour faciliter la circulation.

Les places de parking sont souvent payantes à proximité des commerces, des places touristiques ou au centre-ville. Toutefois, il n’est pas rare de trouver encore de nos jours des emplacements gratuits dans tous les quartiers.

En Turquie, il n’existe pas d’horodateurs sur les trottoirs. Une personne munie d’un horodateur portable viendra vous demander combien de temps vous restez. Vous payez en conséquence du temps resté. Il se peut que vous deviez laisser vos clés pour que votre voiture soit déplacée ou mieux garée si nécessaire. (Pas de panique, personne ne va voler votre voiture)

Toutistanbul vous conseille de vous garer correctement, sinon les fourgons de fourrière se feront un plaisir de vous enlever la voiture dans la minute qui suit, et sans préavis. Pour la récupérer, il faudra vous renseigner sur la fourrière la plus proche, en plus de payer l’amende de parking non respectée. Ainsi que le transfert de la voiture, également le temps passé en fourrière. Le tout dans une langue qui n’est pas la vôtre ! Bonne chance !

La fourrière, un acteur courant à Istanbul

Les contraventions sont sous forme de papier laissée sur le pare-brise. Pour la payer, rien de plus simple. Il faut vous rendre dans une banque et régler votre dû. Autrement, la société de location le fera à votre place mais vous serez redevable de cette amende quoi qu’il arrive.

A l’aéroport d’Istanbul, des sociétés de location de voiture sont à votre disposition. Sinon en ville, il existe des sociétés de location dans les quartiers touristiques. Vous devez vous munir de votre permis de conduire, de votre carte d’identité ou passeport et de votre carte de crédit. Quelques agences acceptent les espèces.

L’aéroport Sabiha Gökçcen sur la rive asiatique abrite de nombreuses entreprises de locations de voiture

Si un accrochage survient, restez sur place (sans bouger votre voiture) et la police viendra constater le souci. Les assurances feront le reste. Le problème se règle parfois par un accord à l’amiable entre les chauffeurs à Istanbul.

N’oubliez pas qu’en Turquie et plus particulièrement à Istanbul le piéton n’est pas prioritaire ! Les voitures le sont. Mais grande prudence ! Tout le monde traverse n’importe comment, n’importe quand. C’est à vous de rester vigilant.

Bonne route !

Séverine K.

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