La Rue Algérienne Istanbul

La Rue Algérien Istanbul

Si vous êtes de passage à Istanbul vous ne pouvez pas passer à côté de la célèbre rue française Beyoglu rebaptisée rue d’Algérie (son nom initiale), qui se situe sur la rive européenne tout proche de la rue principale Istiklal, entre le lycée Galatasaray et le quartier de Cihangir en contrebas.

La Rue Algérienne Istanbul

 

Au départ, ce qui pourrait paraître une idée saugrenue de retranscrire une rue à l’ambiance typiquement française en pleine ville d’Istanbul s’est avéré une idée tout a fait originale et sympathique. Nous ne pouvons qu’apprécier la démarche de M. Mehmet Tasdiken, écrivain turc, francophile, qui a voulu et réussit son pari en s’inspirant du 19ème siècle, époque à laquelle les premiers hôtels, cinémas et théâtres du quartier furent ouverts par les Français.

La Rue Algérienne Istanbul

Tous les bâtiments de cette rue, qui est en réalité une succession de marches donnant sur une impasse (cul de sac) reliant à l’autre bout le quartier de Tophane, ont été construit par un ingénieur promoteur français, turcophile du nom de Marius Michel, originaire de la ville de Nice, dans le sud de la France.

Marius Michel Pacha

Il était amoureux inconditionnel du Bosphore, il construisit également de nombreux immeubles, inspiré des maisons ottomanes dans son pays d’origine. La réalisation entre autres de 120 phares de mer pour les Ottomans lui a valu le titre de”Marius Michel Pacha”.

La Rue Algérienne Istanbul

24 bâtiments de taille basse datant de 1900, constitue la rue de Cezayir, rénovés aux couleurs chaudes de la Méditerranée qui à ce jour sont exploité en guise de restaurants, galeries d’art, vendeurs d’artisanat, bar à vins, pâtissiers, restaurants.

La Rue Algérienne Istanbul

Chaque bâtiment c’est vu attribué un patronyme d’un français ayant vécu en Turquie: comme le premier ambassadeur occidental du nom de Jean de la forêt ou le célèbre Pierre Loti, ou encore l’un des premiers écrivains de livre de voyage sur la Turquie Joseph Grelat, ou encore un ancien maire du quartier de Beyoglu du nom de Eduard de logue, ainsi qu’un peintre Albert mille, ou le poète Gérard de NNerval…

La Rue Algérienne Istanbul

A l’ouverture de la rue Française le 1er juillet 2004 sur une superficie de 9000m2, les restaurants, cafés: Le Régal, l’Absinthe, le Rendez-vous, le Café chantant, le Pigeon, le Coup de foudre … proposaient au préalable des spécialités typiquement françaises, mais le succès n’étant pas au rendez-vous, le style de cuisine franchouillarde s’est vu submerger au fils des jours par la cuisine locale turque, malgré tout il est encore possible de trouver quelques mets du doux pays à la haute gastronomie.

Rue Algérienne Istanbul

Dans un décor, comme son nom l’indique inspiré du style français, les lampes typiques parisiennes centenaire ont été envoyé par la Mairie de Paris comme cadeau, sur les nombreuses terrasses que cette rue offre à sa clientèle locale et touristique dans une ambiance chaleureuse et agréable 3000 personnes peuvent venir se restaurer ou siroter un çay “thé noir”

La Rue Algérienne Istanbul

Suite aux déboires successifs politique tel que la reconnaissance du génocide arménien voté par le Parlement français en 2006, qui depuis ce litige d’état entre les deux pays, a eu raison de l’appellation de cette rue et se vit rebaptisé ” Cezayir Sokagi “qui signifie la “rue algérienne”, pied de nez des riverains, faisant allusion à la guerre entre les Français et les Algériens.

Quel que soit le nom donné “rue française ou algérienne” peu importe, c’est un endroit qui vaut le détour et qu’il faut découvrir lors de votre séjour à Istanbul.

 

Séverine F.Z.K

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